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Comité jurassien de vigilance démocratique

Le Comité jurassien de vigilance démocratique, constitué le 9 septembre 1963 suite aux attentas du Front de libération jurassien (FLJ), est une formation qui se veut indépendante de l'Union des Patriotes jurassiens (UPJ), bien que ses dirigeants soient membres de cette dernière.
Le président est Charles Jeanneret, conseiller aux Etats, et les vice-présidents sont Henri Geiser, conseiller national, Marc Hägeli, député, Roland Stähli et Willy Jeanneret.
Le 18 septembre 1963, ce Comité diffuse une Lettre ouverte au peuple suisse, à l'Assemblée fédérale et au Conseil fédéral, au peuple du canton de Berne, au Grand Conseil et au Gouvernement bernois, à tous les Jurassiens ! (aussi publiée en allemand) mettant en évidence le lien entre le séparatisme et le problème de la place d'armes dans les Franche-Montagnes. Pour le Comité de vigilance démocratique, il est absurde de prétendre « sauver les Franches-Montagnes » en s'opposant à cette place d'armes alors que les problèmes jurassiens sont uniquement dus à la « longue campagne de haine et de méfiance » mise en place par le Rassemblement jurassien.
Par la suite, on ne trouve plus trace de ce mouvement dont l'existence est vraiment directement liée aux attentats du FLJ.

Emma Chatelain, 28/11/2006
Dernière modification: 11/02/2011

Bibliographie

François-Louis, Reymond, « La question jurassienne et l'évolution du mouvement séparatiste, 1959-1964 », in Annuaire suisse de science politique, n° 5, Lausanne, 1965
Emma Chatelain, « Nous sommes des hommes libres sur une terre libre ». Le mouvement antiséparatiste jurassien (1947-1975), son idéologie et ses relations avec Berne, Neuchâtel, Alphil, 2007