Schaller, Jean-Claude (1936-2002)

Schaller, Jean-Claude (1936-2002)

Originaire de Vicques, né à Delémont le 22 avril 1936. Décédé dans la même commune le 12 novembre 2002. Fils de Jean Schaller, maître secondaire, et d'Alice née Gerber. Epouse en 1962 Claire-Jeanne Maître, sténo-dactylographe. Catholique.
Ecole primaire à Courrendlin et Delémont puis école secondaire à Delémont. S. obtient ensuite sa maturité (type A) à l'Ecole cantonale de Porrentruy en 1955. S. poursuit alors ses études, successivement à la Faculté de médecine de l'université de Bâle (1955-1957), à la Faculté des lettres de l'université de Neuchâtel (1957-1960) et à l'université de Berne où il obtient son brevet d'enseignement secondaire (langues et histoire) le 5 octobre 1960. De 1960 à 1998, S. est maître secondaire au collège de Delémont. Il collabore aussi aux examens pédagogiques des recrues (EPR, aujourd'hui « ch-X, Enquêtes fédérales auprès de la jeunesse »). En 1973, il fonctionne comme expert au sein du 2e arrondissement des EPR, en 1985 comme responsable du 2e arrondissement, et de 1994 à 2002 comme adjoint de langue française au Conseil de direction.
Membre du Parti libéral-radical, S. en préside la section de la ville de Delémont (1966-1972) puis la section du district de Delémont (1970-1978). De 1974 à 1982, il préside la Fédération régionale du Parti libéral-radical du Jura-Nord et dès le 1er janvier 1977, il préside le Parti libéral-radical du Jura nord (PLRJN) qui devient ensuite le Parti libéral-radical jurassien (PLRJ). A la tête du PLRJN, S. doit gérer la dissolution du PLRJ des sept districts et faire reconnaître sa fédération au niveau national par le Parti radical-démocratique suisse ce qui sera fait en 1977.
En 1966, S. est candidat non élu au Grand Conseil bernois et en 1971 au Conseil national.
Député à l'Assemblée constituante puis au Parlement jurassien (élu en 1978 et 1982). Il s'engage notamment en faveur du développement des transports et des liaisons ferroviaires dans le Jura et avec le réseau national. Il dépose en effet plusieurs interventions parlementaires en ce sens et écrit plusieurs articles éditoriaux dans la presse. S. s'engage aussi dans le domaine de la politique de formation du canton. Au début des années 1980, il milite notamment pour l'indépendance de l'Ecole de culture générale de Delémont par rapport à l'Ecole de commerce, et pour le renforcement de l'orientation scolaire et professionnelle. En 1979, il est candidat malheureux au Conseil des Etats. En 1980, il est élu à la mairie de Courroux qu'il quitte en décembre 1987 lorsqu'il met fin à sa carrière politique. S. est le premier radical élu à la mairie de Courroux où il succède à Charles Fleury. Durant son mandat de maire, S. s'engage notamment en faveur de la sécurité des cyclistes sur les routes jurassiennes avec l'aménagement d'une piste cyclable entre Courroux et Vicques. Entre 1981 à 1982, il rétablit la situation financière de Courroux, notamment par une augmentation de la quotité d'impôts. En 1986, il s'engage en faveur de la construction de la patinoire de Delémont.
Membre de la Troisième Force, S. milite pour le vote blanc lors du plébiscite du 23 juin 1974.
Secrétaire de la commission de surveillance du Foyer jurassien d'éducation. Membre du Syndicat des enseignants jurassiens (SEJ), il préside son Assemblée des délégués de 1991 à 1996. Président du comité des membres fondateurs de la Fanfare municipale de Delémont.
A l'armée, S. obtient les grades de caporal fusilier (1957) puis sergent fusilier (1963).

Emma Chatelain, 22/03/2006
Dernière modification: 4/05/2010

Bibliographie

Charles-André Gunzinger et Denis Moine, L'Assemblée constituante jurassienne, Delémont, 1976, p. 48
Informations transmises à l'auteur par Claude-Henri Schaller.