Moeschler, Jacques (v. 1500-1571)

Originaire de Tavannes. Né vers 1500, son prénom s'orthographie aussi Jaques. Mort peu avant le 10 février 1571. Son nom apparaît en 1540, 1560 et 1563.
Sous-prieur de Bellelay, dernier curé de Tavannes (1530), il y reparaît ensuite comme pasteur (1532/38-1570).
Jacques Moeschler était en train d’officier à l’autel lorsque Guillaume Farel entra dans l’église le 1er mai 1530, en compagnie d’autres prédicants, événement marquant le début de la Réforme dans la Prévôté de Moutier-Grandval. Le chanoine Saucy (dans son Histoire de l’Ancienne abbaye de Bellelay) raconte que M. rentrât chez lui, effrayé. En juin déjà, le prêtre catholique est remplacé par un des visiteurs réformés, Claude de Glantinis. Cependant, peu de temps après, il embrassa la réforme et se maria publiquement. M. reprend la cure de Tavannes, comme pasteur cette fois, dès 1532 (et/ou 1535, peut-être encore assisté par de Glantinis) jusqu’en 1570. A sa mort, il est remplacé par son fils David (pasteur à Bévilard-Court dès 1567) jusqu’en 1585.
M. avait aussi des relations assez étroites avec l’abbaye de Bellelay. Il fut par exemple souvent choisi comme arbitre lors de conflits que ce couvent pouvait avoir avec ses voisins. En récompense de ces services, il recevait chaque année une bosse de vin.

Robin Moschard et Emma Chatelain, 23/09/2005
Dernière modification: 26/09/2012

Bibliographie

Jacques Germiquet, « Clerus Rauraciae reformatus Ière partie (1530-1885) », ASJE 1885-1888, pp. 89-90
Auguste Montandon, Notice historique sur la Réformation de la partie française de l'ancien Evêché de Bâle, Neuchâtel : Delachaux & Niestlé ; Paris : Grassart, 1891, p. 193
Guillaume Farel : 1489-1565 : biographie nouvelle, Neuchâtel ; Paris : Delachaux & Niestlé, 1930 , p. 202, note 4
Charles-Alphonse Simon, Le Jura protestant de la Réforme à nos jours, Porrentruy : Ed. jurassiennes de La vie protestante, 1951, pp. 342, 362
Paul-Simon Saucy, Histoire de l'ancienne abbaye de Bellelay, [Delémont] : Bibliothèque jurassienne, 1958 (1ère éd. 1869), p. 119