Né à Saint-Imier en 1886. Décédé à Corcelles (NE) le 7 mai 1941. Mariage avec Maria Perrenoud1 en 1915.
F. suit une formation commerciale à Bienne, Genève et Londres avant de travailler dans l’industrie horlogère à La Chaux-de-Fonds. Il est d’abord employé à la fabrique de ressorts d’Ulysse Sandoz-Robert. En 1911, après la mort de ce dernier, il reprend avec Samuel Maeder la direction de l’entreprise, qui devient alors la fabrique de ressorts Flotron-Maeder. Tout en conservant la propriété de la fabrique de ressorts Flotron-Maeder, il fonde en 1916, avec deux associés, l'entreprise Verreries Nationales Suisses SA à La Chaux-de-Fonds, dont il sera administrateur-délégué. Dès le 7 juin 1918, il est vice-président de la Société anonyme de la Fabrique d’Horlogerie Girard Perregaux & Cie, fonction qu’il occupe au moins jusqu’en 1920. À partir du 1er septembre 1919, il siège au conseil d’administration de la fabrique de ressorts Resist, dont il est l’unique administrateur à son décès en 1941.
En 1930, F. est nommé président de la Société Suisse des Fabricants de Ressorts, poste qu’il conserve jusqu’à sa mort. En 1931, il entre au comité central de l’Union des branches annexes de l’horlogerie (UBAH), après avoir largement contribué à sa création. Il en devient président en 1933, succédant à Charles-Albert Vuille. Dès la création de la Société générale de l’horlogerie suisse (Allgemeine Gesellschaft der Schweizerischen Uhrenindustrie AG, ASUAG) le 14 août 1931, il y représente l’UBAH et les fabricants de ressorts. En 1937, il est nommé délégué du canton de Neuchâtel auprès de la Chambre suisse de l’horlogerie (CSH) et, en décembre 1939, membre de son comité central. Il participe à la création de la Fondation en faveur d’un laboratoire de recherches horlogères, fondée le 1er juin 1939 à Neuchâtel, dont il reste membre du comité de direction jusqu’à sa mort.
F. décède le 7 mai 1941, avec son collègue Robert Guye. Leur voiture, revenant d’une séance de l’UBAH à Auvernier, est percutée par un train venant de Neuchâtel au passage à niveau de Corcelles. Le garde-barrières, endormi, avait oublié d’abaisser la barrière.
À côté de son parcours dans l'industrie horlogère, F. est actif et polyvalent. Il mène une carrière militaire, s'investit au sein de la Société des officiers de La Chaux-de-Fonds dès 1913 comme premier-lieutenant, puis en tant que capitaine. Entre autres activités, il œuvre au développement économique de La Chaux-de-Fonds, participe à l’organisation des premières Courses nationales suisses de Ski dans le Jura neuchâtelois, et est membre de l’Association patriotique radicale de La Chaux-de-Fonds.
Notes
- ↑ Il devient ainsi le neveu par alliance de Paul Perret, inventeur des spiraux en Invar, dont il reste proche de la veuve.
Auteur·trice du texte original: Sarah Santoro, 26/02/2026
Bibliographie
Presse et périodiques
- Actes de la Société Jurassienne d’émulation 1940-1941, vol. 45, Porrentruy, C. Frossard, 1942, p. 230-231.
- FAN - L’Express, 15 août 1931, p. 8 ; 9 mai 1941, p. 6.
- Fédération Horlogère Suisse, 15 mai 1941, p. 156 ; 19 juin 1941, p. 203 ; 3 juillet 1941, p. 215 ; 10 septembre 1942, p. 429.
- Feuille officielle suisse du commerce, 21 septembre 1916, p. 1450 ; 30 août 1918, p. 1399 ; 5 septembre 1919, p. 1565 ; 2 septembre 1921, p. 1739 ; 21 septembre 1920, p. 1804 ; 13 mai 1930, p. 1021 ; 1er novembre 1934, p. 3022 ; 7 juin 1939, p. 1161 ; 3 septembre 1941, p. 1731 ; 31 mars 1942, p. 744 ; 25 août 1942, p. 1922.
- Le Franc-Montagnard, 4 avril 1933, p. 2.
- L'Impartial, 2 avril 1913, p. 5 ; 15 août 1931, p. 5 ; 11 mars 1936, p. 5 ; 2 octobre 1936, p. 5 ; 28 octobre 1940, p. 3 ; 8 mai 1941, p. 7 ; 9 mai 1941, p. 11 ; 10 mai 1941, p. 7 ; 12 mai 1941, p. 4.
- Journal du Jura, 15 août 1931, p. 8 ; 17 août 1931, p. 1 ; 7 avril 1933, p. 2 ; 14 mars 1934, p. 2 ; 28 janvier 1936, p. 1 ; 9 mai 1941, p. 2.
- Journal militaire suisse, 15 avril 1922, p. 137.
- Journal Suisse d’horlogerie, 1934, p. 70 ; janvier-février 1938, p. 116 ; janvier-février 1941, p. 221.
- Le Jura, 21 janvier 1930, p. 4.
- Le National suisse, 10 mai 1911, p. 3 ; 28 septembre 1911, p. 2.
- Le Nouvelliste, 9 mai 1941, p. 2.
- Revue Internationale de l’Horlogerie, 1934/7, p. 77 ; 1937/19, p. 296 ; 1939/22, p. 3 ; 1941/11, p. 38 ; 1941/14, p. 57 ; 1942/19, p. 53-55.
- La Sentinelle, 25 juin 1936, p. 6.
- La Suisse libérale, 4 décembre 1911, p. 2 ; 14 août 1931, p. 4 ; 23 juin 1936, p. 1.
Sites internet
- ski-cdf.ch, s.d. (5 février 2026).
Iconographie
Camille Flotron. Revue Internationale de l’Horlogerie, 1941/11, p. 38.
Suggestion de citation
Sarah Santoro, «Flotron, Camille (1886-1941)», Dictionnaire du Jura (DIJU), https://www.diju.ch/f/notices/detail/1004061-flotron-camille-1886-1941, consulté le 26/02/2026.

